Parabellum: L’envol de l’ange Schultz

Un récit en hommage à Schultz de Parabellum, à découvrir sur mon site.

Quelque part entre les deux capitales, la nuit est enfin tombée et je file à un train d’enfer retrouver ma douce attendant mon retour d’une étrange journée.

Au rendez-vous des amis

Photo: Stef Acab – Traitement: [zOz]

Toi, tu as pris ton dernier envol, tel un ange qui veillera désormais sur nos humbles âmes. L’émotion fut vive pourtant, nous essayions tant bien que mal de jouer aux héros mais voilà, il a fait si chaud…

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Un ange est parti rejoindre ses semblables hier après-midi, loin de Cayenne et du port d’Amsterdam…
Un grand homme du rock français, comme un père pour de nombreux enfants de la scène punk et alternative. Nous sommes tous ses orphelins mais les héros du peuple sont immortels.

30 ans de carrière que Parabellum allait fêter dignement avec une très belle tournée annoncée dès cet automne et un nouvel album en 2015. Un monument du rock alternatif français. Mais voilà, la vie en a décidé autrement, emmenant Schultz, l’emblématique chanteur du groupe, vers d’autres horizons beaucoup trop tôt. 53 ans le bonhomme, bien trop jeune pour tirer sa révérence. J’espère au moins qu’elle a eu la décence de lui éviter quelques souffrances inutiles et de lui laisser ce sourire que j’aimais tant sur son visage avant de l’inviter se faire voir ailleurs.

Lui et ses frères de route m’avait accueilli grands bras ouverts, je me rappellerai toujours de la force mais à la fois de la bienveillance et la tendresse de “Papa Schultz” lorsqu’il me prenait dans les siens. Après maintes aventures, de Parabellum au Bal des Enragés, concert après concert, l’amitié s’est installée et le groupe m’a adopté. Notre famille est en deuil aujourd’hui mais si fière d’avoir partagé tant de moments si intenses avec un homme hors pair, un de ces “marginaux” aux yeux d’une société dont des milliers de politiques n’arriveraient pas à sa cheville. Schultz Président!

Alors, il nous laisse de nombreux souvenirs, son sourire enfantin, son regard d’ange et sa grande gueule d’écorché. Avec sa horde, ce sont de véritables hymnes qu’il nous offre en héritage. Il y a, bien évidemment Cayenne, le fameux “mort aux vaches” auquel une partie du public semblait limiter sa culture, le réclamant à longueur de concert, Schultz interpellant les braillards en leur rappelant: “Attends! Vous ne pensez quand même pas qu’on a fait toutes ces bornes pour ne pas vous le jouer?!”
Mais je pense à bien d’autres aussi, Saturnin, Anarchie en Chiraquie, Osmose 99, La bombe et moi, Le dernier Trocson, À Saint Lazarre, Tant qu’il y aura des watts, Rock’n’roll class affair, ou bien encore, J’en ai rien à foutre et Putain de série B.

Schultz ne rentrera certainement pas au Panthéon et je crois que ça lui ferait une belle jambe mais pour quelques générations de punks et de rockers alternatifs, il est le témoin de toute une époque, représente un pan de notre patrimoine. L’histoire du rock français s’est aussi construit avec ces derniers rebelles, des Bérurier Noir au Parabellum, en passant par Ludwig Von 88, OTH, Les Sheriff ou la Souris Déglinguée.

Ainsi, je vous laisse avec une sélection de mes meilleures photos de ce grand homme au coeur immense mais avant, j’aimerais encore une fois avoir de belles pensées pour sa horde, ses proches et ses compagnons de route. Xa et Stef mais tout particulièrement Sven, son ami de toujours, mon coeur est avec vous et j’ai hâte de vous retrouver pour lui rendre hommage comme il se doit.

Repose en paix, Schultz, je lève mon verre à ta mémoire, tu me manques déjà.

D’autres articles et photos de Parabellum par ici, par là et là aussi.

Un ange, un grand homme, un ami. Un hommage à partager sans modération. Un ange est parti rejoindre ses semblables hier après-midi, loin de Cayenne et du port d’Amsterdam…

Parabellum fête ses 30 ans de carrière et, pour l’occasion, cumule les dates avec plaisir et succès. Le 19 juillet, nos mythiques punks étaient sur la scène du festival Apiroknofobi… Une grande fête!

Étonnant, ce petit festival en plein coeur d’un village de 400 âmes situé à 1000 mètres d’altitude, sur les hauts plateaux du Forez dans le département de la Loire. Cette bourgade occitane au charme médiéval bénéficie d’un cadre exceptionnel, une ambiance à la fois sereine et chaleureuse y règne et l’accueil des plus agréables. Les apinaquois ont de quoi être fiers de leur magnifique patrimoine et participent activement à l’organisation des festivités. À la mi-juillet, chaque année depuis 2010, le village se met aux couleurs de l’Apiroknofobi festival qui accueille près de 800 personnes. Un évènement convivial où toutes les générations se rencontrent, notamment l’après-midi lors des animations gratuites proposées sur la place centrale. Puis, à partir de 19h, tout le monde se retrouve à quelques centaines de mètres de là pour une soirée aux accents rock’n’roll avec une programmation de qualité. Pour cette cinquième édition, nous avons eu le plaisir de découvrir sur scène un bluesman québécois, They call me Rico, les excellents jeunes locaux, Barrio Populo, qui proposent un rock festif très efficace et L’Entourloop, deux DJ grenoblois qui nous ont emmenés jusqu’à 3 heures du matin sur leurs rythmes électro, dub et drum’n’bass. Le tout pour 15 € seulement (12 € en prévente)… Elle est pas belle la vie?

Évidemment, à ce beau programme manque une tête d’affiche… Ce fut pour moi l’occasion de retrouver les copains de Parabellum.

Si Schultz et Sven fêtent leurs 30 ans de vadrouilles sur les routes, l’envie et le plaisir de retrouver le public restent intacts. Avec les deux acolytes, Stef et Xa’ (basse/batterie), ils forment une sacré équipe de punks et ce n’est vraiment pas pour nous déplaire. Les apinaquois attendaient eux-aussi ce concert avec impatience et, à voir leurs sourires et tous ces yeux brillants, il me semble qu’ils n’ont pas été déçus. Ai-je véritablement besoin d’en dire plus, à quoi bon déballer encore et encore des lieux communs sur Parabellum? Si vous les avez déjà vus sur scène, vous imaginez parfaitement comment nous avons tous appréciez, ce soir là encore, le regard angélique et le sourire enfantin de Schultz, la grande classe de Sven, le dynamisme de Stef et l’humour de Xa’. Vous savez qu’ils nous ont servi, pour notre plus grand bonheur, les incontournables, de Saturnin à Anarchie en Chiraquie (Hollandie pour le coup), d’Amsterdam à Cayenne en passant par Bang Bang et bien d’autres. Les célèbres hymnes ont résonné de toute part dans les forêts avoisinantes des hauts plateaux. L’ambiance était à la fête, un peu de pogos, de slams et beaucoup de sueur. Enfin, le groupe est allé à la rencontre de ses fans à son stand merchandising, le temps de quelques photos et signatures, d’échanges de bons mots et de beaux sourires. Quant à moi, je suis venu avec ma douce Océanne qui n’a pas manqué l’occasion de slamer et de s’amuser comme il se doit. Nous avons passé une très belle soirée en votre compagnie les copains, merci et à très vite!

Allez, je vous ai assez retenus comme ça, il suffit maintenant! Je vous laisse avec ces quelques clichés du concert de Parabellum. Les conditions techniques et d’éclairage étaient particulièrement difficiles mais je ne suis pas mécontent de cette petite série qui, je l’espère, vous donnera envie de vous déplacer à un prochain concert du groupe, autant qu’elle me rappelle de merveilleux souvenirs. Je vous laisse les partager sans modération.

Reportage et photos du concert de Parabellum en Apinac, à suivre sur mon site et à partager sans modération! :) Parabellum fête ses 30 ans de carrière et, pour l’occasion, cumule les dates avec plaisir et succès.

Créé en 2001 à Cluses (Haute-Savoie), le festival Musiques en stock est devenu incontournable pour tout fan de musique indépendante. Gratuit, éclectique, familial et de grande qualité, il accueille près de 40 000 festivaliers chaque année sur 4 jours et propose une affiche d’exception sans concession pour notre plus grand bonheur.

13 ans maintenant que l’odyssée suit son cours; Christian Lacroix et son équipe tiennent parfaitement la barre. Il en a fait venir du beau monde dans la vallée de l’Arve. Sur cette scène avec vue sur la chaîne des Aravis, se sont produits Mickey 3D, Arno, Sanseverino, Joseph Arthur, Nada Surf, Elliott Murphy, Archive, Tété, Émilie Simon, Stephan Eicher, dEUS, The Stranglers, Dub Inc, Tom Mc Rae, La Phaze, Mademoiselle K, The Dandy Warhols, The Young Gods, Tricky, Calexico, Le Peuple de l’Herbe, Miossec, Asian Dub Foundation, Yann Tiersen, Saul Williams, Daniel Darc, Tindersticks, Lou Doillon, The Stereophonics et tellement d’autres!
Impossible de citer tout le monde, de vous décrire chacun de ces moments d’une rare intensité mais, une chose est certaine, le public ressort toujours ravi de ces 4 soirées en plein coeur de la ville, nombre de personnes reviennent chaque année et font même parfois plusieurs centaines de kilomètres pour l’évènement. J’en fais partie.

Il faut dire que j’ai forcément une petite histoire d’amour avec ce festival. S’il est, maintenant que la capitale des Gaules m’a adopté, une belle occasion de retrouver ces montagnes savoyardes qui m’ont vu grandir, c’est aussi là que j’ai fait mes premiers clichés de concerts. J’étais encore en argentique à l’époque, j’avais pris une seule pellicule sur moi, juste de quoi prendre quelques souvenirs d’un groupe que j’espérais voir sur scène depuis 7 ans. C’était en 2001 avec Autour de Lucie, du bonheur. Depuis, je suis un fidèle de Musiques en stock.

Autour de Lucie, concert au festival Musiques en Stock, le 4 juillet 2001.

Pour cette quatorzième édition, même s’il n’est jamais aisé de proposer des artistes inconnus du grand public, l’évènement ne déroge pas à sa ligne de conduite: privilégier la qualité sans se soucier de la notoriété. Une exigence qui est loin de me déplaire.

Au programme, il y a eu notamment: Blood Red Shoes, Narrow Terrence, Détroit, Polar, Midlake, Nada Surf, Peter Von Poehl, John Butler Trio, Kas Product, Breton, Dead Hippies et Anna Calvi. Je crois déjà déceler quelques sourires d’un côté et de l’autre, quelques regrets si vous n’étiez pas là. Évidemment, un tel plateau, le tout servi gratuitement, il y a de quoi vous mettre en bouche! Allez, il n’est pas trop tard pour réserver vos vacances de l’été prochain! Pour ma part, ce fut quatre jours vécus intensément, de grands moments de live mais aussi de très belles rencontres.

Il y a aussi Radio Lucien, ses studios aménagés le temps du festival dans la médiathèque de la ville, juste derrière la scène. Ici, les artistes défilent pour participer à de drôles d’interviews, répondre aux questions passionnées, amicales et décalées de personnages tout droit sortis du monde de la bande dessinée auquel le festival est très attaché. Radio Lucien, c’est un clin d’oeil au héros de Franck Margerin, toujours présent à Cluses, sur les ondes éphémères du festival, il accompagne un autre dessinateur, Charles Berberian. Ce dernier est aussi guitariste à ses heures et il nous proposa même, avec deux amis, un petit set acoustique au bar VIP. Toujours côté radio, il y eut ces instants inoubliables d’une interview post-concert de près d’une heure et demie avec Détroit. Quelques morceaux joués aux guitares sèches et à la contrebasse mais, surtout, beaucoup de plaisanteries, de fous rires. De très beaux moments en compagnie de Nada Surf ou Polar mais aussi la sincérité, la sensibilité et la gentillesse touchantes de Peter Von Poehl.

Au final, pas grand chose pour venir ternir un tableau de toute beauté, trois fois rien. Il est quand même dommage que la production de Détroit soit aussi contraignante, pour rester poli. En effet, hormis le fait que nous n’ayons pas eu l’autorisation de photographier le concert (seul cas du festival), approcher Bertrand Cantat relevait du défi. Il est certain que même l’intéressé ne vivait pas au mieux ces restrictions parfois absurdes comme lorsque qu’il ne peut pas prendre le temps de saluer quelques fans restés à l’attendre pour obtenir une photo, une signature. De même, lorsqu’en toute fin de soirée, ma douce Océanne se voit refoulée par le tour-manager qui raccompagne les musiciens un à un au bus alors qu’elle interpelle succinctement et respectueusement le chanteur pour obtenir une simple bise. “Non! On a pas le temps!”, lance-t-il avec véhémence. Bertrand Cantat reprend son garde, lui rappelle qu’une bise ne prendra que deux secondes, enlace et embrasse Océanne tout en offrant un joli doigt d’honneur au goujat.

Autre point difficile, grande déception même mais ni le festival, ni les artistes sont en cause, j’ai perdu ma principale carte mémoire une heure avant la fin de cette semaine bien chargée. Un peu plus de trois jours de festival et environ 580 clichés envolés! Le coup de grâce. Paraît-il que ce genre de mésaventure arrive au moins une fois dans la carrière d’un photographe… Je peux vous dire qu’une multitude de sentiments m’a submergé, de la solitude à la rage, de la culpabilité aux larmes naissantes sur mon visage déconfit. Un véritable coup dur dont il me faudra plusieurs jours pour me remettre. Heureusement encore, Océanne est là pour veiller sur moi, les artistes et les concerts pour motiver à nouveau la bête! Ainsi, à part quelques rares clichés pris au grand angle et se trouvant dans la carte de mon second appareil, il ne me reste pratiquement que les photos du dernier jour.

Voilà, je ne vais pas encore vous parler pendant des heures de chacun des concerts. Fidèle à mes habitudes, je vous propose d’attiser votre curiosité, de partir à la découverte des nombreux groupes programmés au festival Musiques en Stock, de vous bouger devant les scènes. Cependant, j’ai bien quelques coups de coeur mais nul besoin de long discours pour cela, je vais simplement les remercier pour ces très beaux instants: Narrow Terrence, Détroit, Nada Surf, Peter Von Poehl, Kas Product et Dead Hippies.

Allez, il est temps que je vous laisse avec mes quelques clichés et un peu de musique (tout en bas). Comme toujours, n’hésitez pas à partager cet article et à soutenir les artistes.

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Un nouvel article, reportage et photos, à suivre sur mon site! Aimez, commentez et partagez au gré de vos envies! Créé en 2001 à Cluses (Haute-Savoie), le festival Musiques en stock est devenu incontournable pour tout fan de musique indépendante.

Pour la troisième fois, les Nuits de Fourvière accueillaient, ce 28 juillet 2014, les américains de The National, un des groupes phares de la scène rock indépendante outre-atlantique.

C’est sous la pluie que je me suis rendu aux théâtres antiques dominant la capitale des Gaules mais, fort heureusement, les premières notes de James Vincent McMorrow semblent avoir calmé la morosité des nuages pesant sur la ville toute la journée. “JVM” a assuré une belle ouverture, l’irlandais dispose d’une voix magnifique au service d’un son folk assez enivrant. Cependant, il est dommage que l’artiste (ou plutôt sa production) n’ait pas donné son accord pour la prise de vues photographique. Un très agréable moment qui, pour ma part, m’a plus convaincu que la tête d’affiche tant attendue par ses fans. L’accueil du public lyonnais fut quand même excellent pour cette première partie de grande qualité.

À 22h15, comme pour défier une dernière fois l’humidité ambiante, “Riders on the storm” de The Doors résonne dans l’amphithéâtre et The National fait son entrée. Trois petits morceaux avec des lumières plutôt esthétiques mais difficiles à gérer photographiquement, c’est tout ce que nous avons eu pour obtenir quelques clichés. Pas des plus évident car le groupe est relativement statique en début de concert. Il faut dire que The National est très friand de ces ambiances tout en crescendo et il faudra pas mal patienter pour que la machine monte dans les tours. Pourtant, le public semble assez chaud mais il est certain que le festival a connu des moments plus enjoués. La musique du groupe basé à Brooklyn est pleine de tensions et de contradictions. À la fois minimaliste en apparence mais bourrée d’arrangements, de fioritures architecturales tout en finesse. Sombre et lumineux, donnant l’impression d’une grande énergie mais tout en retenue. Le concert en devient presque poussif parfois mais la sauce continue à prendre, le ton monte, doucement mais sûrement et il est difficile de faire un choix entre rester ou partir. C’est ce genre de soirée où vous pourriez être ailleurs sans regrets mais dont vous n’arrivez pas à vous en convaincre. Owen Pallet, excellent artiste et, notamment, collaborateur de monuments comme Arcade Fire ou bien encore Beirut, a tenu un jour ces propos sur Facebook pour défendre The National de certaines critiques:
[pullquote align=center]
«The National est l’exemple même du groupe “j’aime pas, à part cette chanson”, sauf que “cette chanson” n’est jamais la même selon les personnes. Je suis presque sûr que je pourrais faire une compilation de chansons de The National propre à convaincre les plus sceptiques.»
[/pullquote]
Un résumé qui me convient assez bien au final.

1h25 de set progressif mais pas toujours des plus convaincants. Matt Berninger, chanteur habité mais à la présence un peu trop limitée aime vider petit à petit sa bouteille de champagne entre chaque morceau. Pourtant, l’homme a de la classe et ne manque pas d’énergie lorsque, enfin, il décide de conquérir le public pendant le quart d’heure supplémentaire de rappel, prenant d’assaut les gradins de pierres antiques. Le concert semble enfin prendre tout son sens, son ampleur. De leur côté, les deux fratries, Scott et Bryan Davendorf (basse/batterie) mais surtout Aaron et Bryce Dessner (guitares) assurent, sobrement mais terriblement efficacement. Un bon point à Bryce qui parle très bien français et ne manque pas d’humour. Il profitera d’ailleurs de l’une de ses interventions pour s’amuser de ses collègues: “Je peux vous raconter n’importe quoi, ils ne comprennent rien à ce que je dis”.

Bref, vous l’aurez compris, un concert tout en demie-teinte pour moi mais loin d’être désagréable. The National reste un bon groupe, c’est certain mais nous pouvons sans doute regretter son côté un peu trop lisse, sa retenue et, au final, avec une introduction sur les mythiques The Doors, je m’attendais à bien plus de folie, de désinvolture.

Allez, je vous laisse avec quelques clichés et deux petits clips, en attendant d’autres aventures à partager sans modération ni retenue!

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Un nouvel article, reportage et photos, à suivre sur mon site! Aimez, commentez et partagez au gré de vos envies! Pour la troisième fois, les Nuits de Fourvière accueillaient, ce 28 juillet 2014, les américains de…

Le festival des Nuits de Fourvière est sans aucun doute un des évènements incontournables de la ville des Lumières. Durant deux mois, de début juin à début août, les théâtres antiques, proches de la basilique qui domine Lyon du haut de sa colline, accueillent divers spectacles éclectiques, entre théâtre, danse, cinéma et, bien évidemment, musique. Une programmation de qualité, ouverte à tous les publics, dans un cadre d’exception et des conditions techniques qui le sont tout autant. Pour ma part, j’ai pu assister à quelques uns de ces grands moments cette année avec, notamment, ZZ Top et Ben Miller Band (article ici), Mogwai et Timber Timbre, Portishead ou bien encore, Goldfrapp et Agnes Obel.

Ce mercredi 24 juillet 2014, c’est à un voyage des plus exquis que nous conviait le festival, une croisière sur fond de swing, entre l’Italie de Raphael Gualazzi et l’Oregon de Pink Martini. Fermez les yeux, claquez des doigts et prenez le large!

Outre le fait qu’il soit arrivé second du concours Eurovison de la chanson en 2011, Raphael Guallazi est un excellent jazzman, pianiste et chanteur de talent. Le transalpin est une sorte de crooner mêlant avec enthousiasme les sons pop, soul, mambo ou même funk à la musique de la Nouvelle-Orléans. Difficile de rester indifférent à l’énergie qu’il dégage, un large sourire aux lèvres, le tout avec une classe certaine. Une heure de concert à un tel rythme qu’il vous semble que le temps s’est accéléré pour suivre le tempo allegro et burlando de ce musicien affabile et appassionato qui n’a eu aucun mal à conquérir un public fuocoso! Une parfaite entrée en matière et un savoureux cocktail annonçant une très belle soirée à suivre.

Il est temps de faire escale sur la côte ouest des États Unis d’Amérique, entre l’état de Washington et la Californie. Il nous faudra quelques minutes à peine pour ressentir une furieuse envie de déguster un Martini Rosato on the rocks avec une olive dans un vieux club de jazz outre-atlantique. La magie opère, la musique de Pink Martini vous embarque vers des horizons lointains, un rêve aux sonorités riches et variées, autant de pays visités lors d’une croisière imaginaire. De Cuba à la Méditerranée, en passant par Rio, Broadway ou Tokyo les 12 musiciens de ce fabuleux orchestre nous ont fait swinguer comme jamais sous le soleil des tropiques, exactement. Sans doute que le nom de Pink Martini vous évoque un vague souvenir mais vous connaissez tous au moins une chanson: “Sympathique (Je ne veux pas travailler)”… Voilà, je vous entends déjà en train de la fredonner! Entre le pianiste Thomas Lauderdale toujours souriant et enjoué, très communicatif avec le public, aimant partager nombres d’anecdotes dans la langue de Molière et la sublime Storm Large au chant, qu’il était doux de se laisser chavirer. Cette chanteuse a d’ailleurs un petit côté Jessica Rabbit, une superbe présence scénique, une voix envoutante et beaucoup d’humour. S’essayant à plusieurs reprises au français, elle nous a fait rire en nous disant avec son bel accent: “Je ne parle pas très bien français, je suis blonde américaine”. Pourtant, la belle ne se débrouille pas si mal que ça et fera de beaux efforts encore lors du rappel pour apporter un franc soutien à la cause des intermittents du spectacle avec un petit discours sincère et touchant. Près d’une heure et demie de voyages intemporels, à la rencontre de multiples cultures et c’est en sautillant, l’air un peu bête que vous repartez à reculons des théâtres antiques de Fourvière!

Allez, il est temps pour moi de vous laisser avec quelques clichés pris lors des trois premiers morceaux de chaque groupe et un peu de musique, avec deux clips en fin d’article. J’avoue d’ailleurs que j’aurais véritablement aimer photographier l’ensemble des concerts tant ces artistes étaient charismatiques. Merci en tous cas pour ces beaux instants, aux plaisirs.

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Un nouvel article, reportage et photos, à suivre sur mon site! Aimez, commentez et partagez au gré de vos envies! Le festival des Nuits de Fourvière est sans aucun doute un des évènements incontournables de la ville des Lumières.

Ce dimanche 29 juin, tout proche de la Basilique dédiée à Sainte Marie, les légendaires rockers texans sont venus défier les dieux romains dans la grande arène des théâtres antiques de Fourvière.

Le public lyonnais attendait cet évènement immanquable avec un enthousiasme certain. Cette nuit de Fourvière affiche complet depuis longtemps, impatience et excitation se font ressentir dans l’enceinte romaine. La moyenne d’âge est assez élevée mais ZZ Top touche quand même un large public du haut de ses 44 ans de carrière. 15 albums et de nombreux tubes, ça force le respect et, que le spectateur ait 20 ans ou plus de 60, l’estime portée au groupe semble la même, l’émotion aussi.

Cela dit, il faut patienter encore un peu avant d’admirer les plus célèbres barbus du rock.
D’abord, se prêter au traditionnel jeu de l’équipe du festival interpellant le public à pleine voix, le faisant lever et se serrer vers son aimable voisin pour gagner quelques précieuses places. Ensuite, accueillir sur scène une bonne partie des intermittents oeuvrant pour le bon déroulement des spectacles de Fourvière, entendre et soutenir leur juste combat pour ce statut mis en danger actuellement mais aussi pour leur lutte contre toutes formes de précarité. L’intervenant est clair, nous sommes tous concernés au delà du monde du spectacle, à terme, nous risquons tous de devenir des intermittents du travail. Le discours touche le public qui applaudit alors de façon appuyée ces travailleurs passionnés grâce à qui il vont pouvoir apprécier le concert.

Ça y est, 20h30 précise, les gladiateurs peuvent entrer dans l’arène!
Ben Miller Band était donc l’invité de ZZ Top pour ouvrir cette soirée si attendue. Le trio originaire de Joplin dans le Missouri (à 160 miles de Kansas City), distille un blues mêlant parfaitement inspirations et instrument traditionnels comme modernes. De la contrebassine à la washboard ou aux cuillères amplifiées et aux multiples effets, de la guitare folk au vieux téléphone en guise de micro, des jeans, chemises à carreaux et bretelles aux cheveux crêtés, le groupe est aussi surprenant que ses compositions. Une chose est certaine, les 40 minutes de son concert sont passées beaucoup trop vite et Ben Miller Band a reçu un très bel accueil du public, plusieurs fois ovationné et même une demande de rappel! Hélas, le temps est compté et il faut céder la place aux lions. Les spectateurs auront cependant la joie de retrouver les trois musiciens en fin de soirée, non loin du stand de merchandising, sous un lampadaire, pour une séance de dédicaces des plus sympathiques et décontractées. Ben Miller a gagné de nombreux fans ce dimanche soir, c’est certain!

20 minutes plus tard, la scène s’assombrit de nouveau et les deux écrans encadrant l’impressionnante batterie de Franck Beard diffusent alors une bande annonce d’un film. Difficile à dire si cette une parodie ou une réelle publicité mais cela jette comme un léger froid dans le public qui semble mal percevoir la chose. Tout de suite après, avec notamment une intro façon “THX Dolby Digital”, l’ambiance cinéma reste présente et le titre du film du soir annoncé: “La Futura”. À part la batterie monumentale avec ses doubles grosses caisses, nombreux futs, cymbales et autres objets décoratifs, la présence de ces deux écrans sur les côté seront les seuls effets du concert. Pas de show à l’américaine donc, ZZ Top n’en a sans doute plus besoin et joue dorénavant dans la sobriété mais avec grande classe.

Évidemment, le trio texan nous a servi son meilleur cru, alignant les incontournables comme “Got me under pressure”, “Gimme all your lovin” ou “Legs”, quelques reprises dont la superbe “Foxy Lady” de Jimi Hendrix, sans oublier le dernier album sorti en 2012. L’ambiance est excellente, même si le public semble plus être dans une écoute attentive et respectueuse. Au final, le seul véritable coup d’éclat de la foule viendra lors du rappel avec le mythique “La Grange”. La carrière d’un groupe, tout aussi légendaire soit-il, semble parfois se résumer en un seul titre, comme si les spectateurs n’attendaient et ne voulaient ou ne connaissaient réellement que celui-ci. Dès les premières notes, l’ambiance n’a rien à voir avec le reste du concert, le public s’enflamme, cri, saute, lève les bras et gesticule en tous sens. C’est malgré tout beau à voir, même si Billy Gibbons et sa bande auraient certainement préféré une telle ferveur pendant l’ensemble du spectacle. Pour ma part, ce fut l’occasion de manquer ma meilleure photo du concert. Dans les temps, bien cadrée, bonne mise au point, belles expressions mais aussi un énorme bras, resté calme jusqu’à lors et venant s’inviter juste au moment du déclenchement (vous la retrouvez à côté de la setlist et en fin de sélection en format carré). Pour le coup, ZZ Top a joué une version plutôt écourtée de “La Grange”, la mêlant à “Sloppy Drunk Jam”. Après seulement 1h10 de concert et 10 minutes de rappel, le groupe salue et quitte la scène. Sous l’insistance du public, il reviendra une dernière fois avec la célèbre reprise d’Elvis Presley, “Jailhouse Rock”.

Bref, tout juste 1h25 de concert, ça reste un peu court mais il est vrai que c’est le standard américain. Le plus dur reste sans doute le tarif un peu élevé à 51 € mais, aux vues des sourires, le public a passé une excellente soirée, tout comme moi. Cela dit, je pense que pas grand monde viendra me contredire sur un point: le véritable évènement de cette nuit de Fourvière, c’était bel et bien Ben Miller Band! Bravo, quelle claque!
Je vous laisse les découvrir en vidéo à la fin de cet article et surveiller leurs prochaines dates de concerts.

En attendant de toutes prochaines aventures aux Nuits de Fourvière, je vous laisse partager et apprécier cet article et mes quelques clichés.

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SETLIST ZZ TOP:

  1. Got Me Under Pressure
  2. Waitin’ for the Bus
  3. Jesus Just Left Chicago
  4. Gimme All Your Lovin’
  5. I’m Bad, I’m Nationwide
  6. Pincushion
  7. I Gotsta Get Paid
  8. Flyin’ High
  9. Foxy Lady (The Jimi Hendrix Experience)
  10. Catfish Blues (Muddy Waters)
  11. Cheap Sunglasses
  12. My Head’s in Mississippi
  13. Chartreuse
  14. Sharp Dressed Man
  15. Legs
    [RAPPEL]
  16. Tube Snake Boogie
  17. La Grange / Sloppy Drunk Jam
  18. Tush
    [RAPPEL 2]
  19. Jailhouse Rock (Elvis Presley)

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Un nouvel article, reportage et photos, à suivre sur mon site! Commentez et partagez sans modération! Ce dimanche 29 juin, tout proche de la Basilique dédiée à Sainte Marie, les légendaires rockers texans sont venus défier les dieux romains dans la grande arène des théâtres antiques de Fourvière.

Un an et demi jour pour jour après la clôture de leur précédente tournée à Bercy, nombreux étaient ceux qui attendaient impatiemment de retrouver les célèbres monkeys à Paris. Le 5 juin 2014, je comptais parmi eux.

Tant d’aventures depuis cette date triomphale au palais omnisports (quelques photos ici), le point d’orgue d’une incroyable ascension, la fin d’une longue tournée qui aura mené à la consécration un groupe auquel bien des médias et des productions semblaient ne pas vouloir croire auparavant. Shaka Ponk a toujours été porté par son public, ces fans de plus en plus nombreux adhérant à cette nouvelle vision du rock qu’apporte le groupe. Le rock 2.0 comme l’avait surnommé un journaliste, un clone entre métal, électronique et pop-rock, le tout servi avec une bonne dose de vidéo, un show graphique orchestré par Frah, chanteur et geek insatiable, Goz, le singe mascotte virtuel mais surtout une énergie incroyable, énormément de travail et pas moins d’humour. Ces singes là sont attachants. Que nous aimions ou pas leur musique, point de désaccord possible sur le nouveau souffle qu’ils donnent au rock français et ceux qui boudaient Shaka Ponk hier, trouvant leur singe ridicule, pensant que le projet ne décollerait jamais, ne rechignent pas aujourd’hui à profiter et encenser le phénomène. Des Victoires de la Musique à la médaille de Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres, Shaka Ponk est désormais reconnu, incontournable, dix longues années après des débuts difficiles. Le rêve devient enfin réalité, même si tout cela paraît encore si incroyable pour les musiciens. Ils sont en tous cas un exemple pour nombre de jeunes artistes et prouvent qu’à force de labeur, de motivation et de foi, tout est possible, même en indépendant.

Après la consécration, 2014 se doit d’être l’année de la confirmation. Évidemment, lorsque votre carrière explose d’un coup, il y a du monde pour vous attendre au tournant. Le nouvel album, “The white pixel ape” était redouté par certains fans de la première heure, sans doute la peur d’un virage commercial. Il était surtout des plus attendus par tous et a réussi à créer une excellente surprise dès sa sortie en mars dernier. Énergique, créatif et toujours aussi Shaka, l’opus a reçu un très bel accueil et l’annonce d’un black album pour fin 2014 a sans aucun doute ravi et rassuré les plus grincheux. Pour ma part, l’écoute de ce singe blanc a attisé encore plus mon impatience. Si je n’ai pas tout suite été emballé par le premier single, “Wanna get free”, l’écoute de “Black listed” m’a fait sauter dans tous les sens, imaginant déjà les futurs pogos dans les fosses enflammées des concerts. Côté ça remue du popotin, “Lucky G1rl” et “An eloquent” m’apportent leur dose de groove mais mon gros coup de coeur va indéniablement à “Story O’ my life”, du pur bonheur, du grand circus, du fun à l’état brut.

Bon, après tout ça, je vous sens trépigner, enfin… Si vous êtes encore en train de lire cet article auquel vous préférez certainement les images. Je vous entends, oui très bien même: “Alors, il va nous le raconter ce concert?!”
Haha, depuis quand un concert de Shaka Ponk se conte? Certes, je pourrais vous en parler pendant des heures mais mes mots ne suffiront jamais à décrire l’incroyable show et ces plus de deux heures vécues intensément. Et puis, si vous étiez parmi les près de 20 000 personnes qui se sont empressées de remplir les trois dates successives au Zénith parisien, je ne vois pas ce que je peux apporter de plus et préfère laisser parler mes émotions à travers mes clichés. Shaka Ponk, ça se vit en live, nul besoin d’autre littérature qu’une simple phrase, deux mots résumant sans doute à la perfection ce que nous avons tous ressenti: “Quelle gifle!”
Un point quand même me tient particulièrement à coeur. Je souhaite remercier encore tout le Shaka crew pour son travail, son énergie, la personnalité de chacun. Ce fut un véritable bonheur de vous retrouver ainsi sur scène puis, en after show. Ces moments sont au final bien trop rares mais ils me sont d’autant plus chers. La nuit fut longue après votre concert, jusqu’à se terminer à plus de 8h du matin le long des quais de la Bastille avec ma douce Océanne, mon ami Max, la belle Auxane rencontrée peu après le concert mais aussi Pierre et Simon, deux membres du précieux staff technique du groupe. Des souvenirs, il en restera à la pelle et c’est aussi pour toute cette magie que nous vous aimons.

Cependant, pour ceux qui n’étaient pas présents, il me paraît important de parler un peu de la première partie avant de vous laisser avec mes photos. Triggerfinger a assuré l’ouverture de ce jeudi soir au Zénith et là aussi, nous pourrions nous contenter de quelques mots, ces gars là, c’est LA grande classe! Un power trio tout droit venu d’Anvers, cette Belgique dont nombre de groupes paraissent venir d’une autre galaxie. La scène belge est sans doute la plus créative d’Europe, une des meilleures artistiquement, c’est certain. Bloqué entre trois gros blocs culturels que sont la France, l’Angleterre et l’Allemagne, le plat pays n’a d’autre choix que l’originalité, l’imagination. De leur côté, Triggerfinger ne déroge pas à la règle. Leur musique oscille entre Stoner et Blues, elle est terriblement efficace. 35 minutes pour convaincre, c’est parfois trop court mais pour un groupe comme celui-ci, je peux vous garantir que le premier morceau a largement suffit pour séduire les plus de 6 000 spectateurs du Zénith. J’ai rarement vu une première partie assurer ainsi et le public n’a pas manqué d’ovation pour le trio. Il faut dire que ces gars ont déjà un peu de bouteille et un joli curriculum vitae aussi: Music Industry Awards (l’équivalent des Victoires de la musique en Belgique et en mieux!) où ils ont été élus meilleur groupe de l’année en 2011, Mario Goossens (le batteur, ex-Hooverphonic), a été quant à lui récompensé dans la catégorie meilleur musicien où il concourait avec Ruben Block (le chanteur, ex-Sin Alley). En 2012, ils remettaient ça, toujours aux MIA mais avec 4 récompenses cette fois: meilleur concert, meilleur groupe alternatif, meilleur groupe et single de l’année… Rien que ça! (Ça nous change de Stromae…)
Bref, si Triggerfinger n’est pas encore connu du “grand public” français, vous comprenez aisément que le temps de la consécration est venu pour lui aussi. Shaka Ponk a permis au trio belge de toucher un plus large public l’espace d’un soir et nous leur en sommes tous reconnaissants!

Allez, je m’arrête là, d’autres ont déjà amplement parlé de cette soirée, certainement mieux que moi. Je vous laisse donc avec ce que je fais de mon mieux, une sélection de 40 clichés, en espérant qu’il vous fassent (re)vivre cette formidable soirée. Après les photos et pour les plus curieux, je vous conseille vivement de découvrir Triggerfinger, vous trouverez un clip un peu plus bas.

Enfin, n’oubliez pas que c’est essentiellement vous qui faites vivre la musique et les artistes, n’hésitez pas à partager cet article, soyez curieux, découvrez de nouveaux talents, allez aux concerts, nous aurons sans doute plaisir à nous y retrouver un jour!
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Écrite et mise en scène par Johanna Besnard, “Lacrimosa” est une première création théâtrale touchante et émouvante; un projet dont je suis l’évolution et pour lequel l’auteure peut être fière.

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J’ai connu Johanna lors du Tremplin de la création à la MJC de Novel (Annecy), en mai 2011, où elle a remporté avec brio le grand prix avec un spectacle de danse dont elle était la créatrice et la chorégraphe. Une première oeuvre sensible signée par une jeune artiste de 22 ans alors mais au talent indéniable et des plus prometteurs. Je lui apporte mon soutien depuis.

Deux ans plus tard, Johanna se présentait à nouveau devant le jury du Tremplin mais avec la première mouture de Lacrimosa. Cette petite pièce ne durait qu’une vingtaine de minutes mais suffisamment pour toucher les jurés et obtenir à nouveau un prix, celui de l’accompagnement. Elle a donc pu bénéficier d’une année de conseils, d’aides diverses et de résidences pour permettre à son projet de grandir au mieux. Vous pouvez retrouver mon article et mes photos de cette représentation au Tremplin sur ce lien.

Les 22 et 23 avril 2014, Johanna Besnard, avec la “Compagnie des Identifiés” dont elle est à l’origine, a présenté en avant première l’évolution de Lacrimosa dans le cadre du festival Coups de Théâtre de l’Université Lumière Lyon 2. Le projet a véritablement gagné en maturité et en esthétisme, l’oeuvre est plus profonde encore et dure désormais plus de 40 minutes. Impossible de rester insensible tant le texte est émouvant. Il y a une certaine poésie qui se dégage, Johanna y refoule ses souffrances pour mieux en sublimer son bonheur; une véritable ode à la vie. Une pièce magnifique qu’elle dédie à sa mère, disparue trop tôt, mais le plus simple reste encore de citer sa présentation:

“Dans un no man’s land, un pays de larmes du nom de Lacrimosa, une femme, une mère, la joie ne règne plus. Emportée par la mort elle abandonne ses deux filles. Après cet abandon, l’aînée, Nina, se transforme en une jeune femme dure, rebelle et sombre. Bien décidée à franchir le mur des larmes, elle transporte dans une valise les mots oubliés des enfants de l’ombre qui, comme elle, ont été bousculés par la vie. La plus jeune est devenue somnambule. Tout semble perdu et pourtant, un soir, la joie qui avait disparu depuis tant d’années revient à Lacrimosa retrouver ses filles pour les sortir de la nuit…”

“Cette création parle avant tout du deuil, de personnes qui se heurtent à la vie ne pensant pas avoir accès à la lumière, celle qui scintille mais qui est parfois si dure à voir. Elle parle aussi du rapport mère-fille, de l’absence et du pardon.”

Enfin, il faut aussi saluer la très belle prestation de ses comédiennes qui ont su servir à merveille le texte de Johanna dont voici les rôles:
- La narratrice (Nina) Heidi Johansson
- La somnambule : Chloé Gjurekovic
- La joie (la mère) : Genevieve Gros

Je ne m’étends pas plus, vous laisse découvrir et partager ces quelques clichés de Lacrimosa en vous invitant à surveiller de près le talent de Johanna.

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Se lancer dans l’organisation d’un nouveau festival demande beaucoup de courage et de motivation aujourd’hui, sans doute un peu de folie aussi. C’est pourtant le défi que s’est lancé Tommy Minervi avec son association. Quelle aventure!

Une belle initiative autour de la scène rock et blues indépendante qui était au départ envisagée à Oullins, à l’entrée de Lyon mais, faute d’avoir convaincu les élus locaux un peu frileux en période électorale, s’est déroulée à Chaponost. Pendant trois jours, du 1er au 3 ami 2014, le Gones’n’live festival a proposé une programmation de qualité, principalement des artistes émergents, 9 groupes pour un pari des plus osés. Le premier soir, nous avons ainsi découvert et apprécié le vainqueur du tremplin “Musikenscène”, Monsieur Timide avec ses très belles compositions, pris une grande baffe avec les lyonnais de Cause, bien marrés avec Bagdad Rodéo. Le vendredi soir, Jezabellia ouvrait le bal avant l’excellent duo trash-blues, Crashbirds et la diva blues Nina Van Horn dont la prestation laissera sous le charme tout l’auditoire. Enfin, le samedi soir accueillait les jeunes pousses de Trigones Plus, 4 petits lyonnais pas encore majeurs mais des plus prometteurs et prouvant définitivement que la qualité n’attend pas l’âge. Il y avait aussi de plus vieux routards comme Freevolt et Café Bertrand dont le chanteur, Walther Gallay, était le parrain du festival.

Tout le monde retiendra de cet évènement la grande aventure humaine qu’il a été, de bien belles rencontres, des amitiés et d’excellents artistes. Cependant, il restera aussi une expérience difficile pour ses créateurs. La première édition d’un festival n’est jamais un grand succès et il faut toujours se préparer à essuyer les plâtres, s’attendre à un déficit budgétaire. Ainsi, le Gones’n’live n’aura pas échappé à la règle et va devoir se battre maintenant pour que la dynamique générée par le projet ne se perde pas, redoubler d’efforts et de créativité pour continuer une aventure qui mérite de perdurer. L’association Music Strip Production a donc lancé un appel aux dons (ici) et projette déjà l’organisation de concerts de soutien. Une chose est certaine, la volonté d’une seconde édition du festival en 2015 est bien présente et l’association peu d’ores et déjà compter sur mon soutien.

Nul besoin d’en dire plus aujourd’hui, j’aurai l’occasion de vous informer de l’évolution de ce beau et courageux projet, n’hésitez pas à suivre ma page Facebook pour cela. Pour le moment, je vous laisse avec une sélection de 36 clichés de ces 9 groupes programmés lors du premier Gones’n’live festival.

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