Le festival des Nuits de Fourvière est sans aucun doute un des évènements incontournables de la ville des Lumières. Durant deux mois, de début juin à début août, les théâtres antiques, proches de la basilique qui domine Lyon du haut de sa colline, accueillent divers spectacles éclectiques, entre théâtre, danse, cinéma et, bien évidemment, musique. Une programmation de qualité, ouverte à tous les publics, dans un cadre d’exception et des conditions techniques qui le sont tout autant. Pour ma part, j’ai pu assister à quelques uns de ces grands moments cette année avec, notamment, ZZ Top et Ben Miller Band (article ici), Mogwai et Timber Timbre, Portishead ou bien encore, Goldfrapp et Agnes Obel.

Ce mercredi 24 juillet 2014, c’est à un voyage des plus exquis que nous conviait le festival, une croisière sur fond de swing, entre l’Italie de Raphael Gualazzi et l’Oregon de Pink Martini. Fermez les yeux, claquez des doigts et prenez le large!

Outre le fait qu’il soit arrivé second du concours Eurovison de la chanson en 2011, Raphael Guallazi est un excellent jazzman, pianiste et chanteur de talent. Le transalpin est une sorte de crooner mêlant avec enthousiasme les sons pop, soul, mambo ou même funk à la musique de la Nouvelle-Orléans. Difficile de rester indifférent à l’énergie qu’il dégage, un large sourire aux lèvres, le tout avec une classe certaine. Une heure de concert à un tel rythme qu’il vous semble que le temps s’est accéléré pour suivre le tempo allegro et burlando de ce musicien affabile et appassionato qui n’a eu aucun mal à conquérir un public fuocoso! Une parfaite entrée en matière et un savoureux cocktail annonçant une très belle soirée à suivre.

Il est temps de faire escale sur la côte ouest des États Unis d’Amérique, entre l’état de Washington et la Californie. Il nous faudra quelques minutes à peine pour ressentir une furieuse envie de déguster un Martini Rosato on the rocks avec une olive dans un vieux club de jazz outre-atlantique. La magie opère, la musique de Pink Martini vous embarque vers des horizons lointains, un rêve aux sonorités riches et variées, autant de pays visités lors d’une croisière imaginaire. De Cuba à la Méditerranée, en passant par Rio, Broadway ou Tokyo les 12 musiciens de ce fabuleux orchestre nous ont fait swinguer comme jamais sous le soleil des tropiques, exactement. Sans doute que le nom de Pink Martini vous évoque un vague souvenir mais vous connaissez tous au moins une chanson: “Sympathique (Je ne veux pas travailler)”… Voilà, je vous entends déjà en train de la fredonner! Entre le pianiste Thomas Lauderdale toujours souriant et enjoué, très communicatif avec le public, aimant partager nombres d’anecdotes dans la langue de Molière et la sublime Storm Large au chant, qu’il était doux de se laisser chavirer. Cette chanteuse a d’ailleurs un petit côté Jessica Rabbit, une superbe présence scénique, une voix envoutante et beaucoup d’humour. S’essayant à plusieurs reprises au français, elle nous a fait rire en nous disant avec son bel accent: “Je ne parle pas très bien français, je suis blonde américaine”. Pourtant, la belle ne se débrouille pas si mal que ça et fera de beaux efforts encore lors du rappel pour apporter un franc soutien à la cause des intermittents du spectacle avec un petit discours sincère et touchant. Près d’une heure et demie de voyages intemporels, à la rencontre de multiples cultures et c’est en sautillant, l’air un peu bête que vous repartez à reculons des théâtres antiques de Fourvière!

Allez, il est temps pour moi de vous laisser avec quelques clichés pris lors des trois premiers morceaux de chaque groupe et un peu de musique, avec deux clips en fin d’article. J’avoue d’ailleurs que j’aurais véritablement aimer photographier l’ensemble des concerts tant ces artistes étaient charismatiques. Merci en tous cas pour ces beaux instants, aux plaisirs.

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Un nouvel article, reportage et photos, à suivre sur mon site! Aimez, commentez et partagez au gré de vos envies! Le festival des Nuits de Fourvière est sans aucun doute un des évènements incontournables de la ville des Lumières.

Ce dimanche 29 juin, tout proche de la Basilique dédiée à Sainte Marie, les légendaires rockers texans sont venus défier les dieux romains dans la grande arène des théâtres antiques de Fourvière.

Le public lyonnais attendait cet évènement immanquable avec un enthousiasme certain. Cette nuit de Fourvière affiche complet depuis longtemps, impatience et excitation se font ressentir dans l’enceinte romaine. La moyenne d’âge est assez élevée mais ZZ Top touche quand même un large public du haut de ses 44 ans de carrière. 15 albums et de nombreux tubes, ça force le respect et, que le spectateur ait 20 ans ou plus de 60, l’estime portée au groupe semble la même, l’émotion aussi.

Cela dit, il faut patienter encore un peu avant d’admirer les plus célèbres barbus du rock.
D’abord, se prêter au traditionnel jeu de l’équipe du festival interpellant le public à pleine voix, le faisant lever et se serrer vers son aimable voisin pour gagner quelques précieuses places. Ensuite, accueillir sur scène une bonne partie des intermittents oeuvrant pour le bon déroulement des spectacles de Fourvière, entendre et soutenir leur juste combat pour ce statut mis en danger actuellement mais aussi pour leur lutte contre toutes formes de précarité. L’intervenant est clair, nous sommes tous concernés au delà du monde du spectacle, à terme, nous risquons tous de devenir des intermittents du travail. Le discours touche le public qui applaudit alors de façon appuyée ces travailleurs passionnés grâce à qui il vont pouvoir apprécier le concert.

Ça y est, 20h30 précise, les gladiateurs peuvent entrer dans l’arène!
Ben Miller Band était donc l’invité de ZZ Top pour ouvrir cette soirée si attendue. Le trio originaire de Joplin dans le Missouri (à 160 miles de Kansas City), distille un blues mêlant parfaitement inspirations et instrument traditionnels comme modernes. De la contrebassine à la washboard ou aux cuillères amplifiées et aux multiples effets, de la guitare folk au vieux téléphone en guise de micro, des jeans, chemises à carreaux et bretelles aux cheveux crêtés, le groupe est aussi surprenant que ses compositions. Une chose est certaine, les 40 minutes de son concert sont passées beaucoup trop vite et Ben Miller Band a reçu un très bel accueil du public, plusieurs fois ovationné et même une demande de rappel! Hélas, le temps est compté et il faut céder la place aux lions. Les spectateurs auront cependant la joie de retrouver les trois musiciens en fin de soirée, non loin du stand de merchandising, sous un lampadaire, pour une séance de dédicaces des plus sympathiques et décontractées. Ben Miller a gagné de nombreux fans ce dimanche soir, c’est certain!

20 minutes plus tard, la scène s’assombrit de nouveau et les deux écrans encadrant l’impressionnante batterie de Franck Beard diffusent alors une bande annonce d’un film. Difficile à dire si cette une parodie ou une réelle publicité mais cela jette comme un léger froid dans le public qui semble mal percevoir la chose. Tout de suite après, avec notamment une intro façon “THX Dolby Digital”, l’ambiance cinéma reste présente et le titre du film du soir annoncé: “La Futura”. À part la batterie monumentale avec ses doubles grosses caisses, nombreux futs, cymbales et autres objets décoratifs, la présence de ces deux écrans sur les côté seront les seuls effets du concert. Pas de show à l’américaine donc, ZZ Top n’en a sans doute plus besoin et joue dorénavant dans la sobriété mais avec grande classe.

Évidemment, le trio texan nous a servi son meilleur cru, alignant les incontournables comme “Got me under pressure”, “Gimme all your lovin” ou “Legs”, quelques reprises dont la superbe “Foxy Lady” de Jimi Hendrix, sans oublier le dernier album sorti en 2012. L’ambiance est excellente, même si le public semble plus être dans une écoute attentive et respectueuse. Au final, le seul véritable coup d’éclat de la foule viendra lors du rappel avec le mythique “La Grange”. La carrière d’un groupe, tout aussi légendaire soit-il, semble parfois se résumer en un seul titre, comme si les spectateurs n’attendaient et ne voulaient ou ne connaissaient réellement que celui-ci. Dès les premières notes, l’ambiance n’a rien à voir avec le reste du concert, le public s’enflamme, cri, saute, lève les bras et gesticule en tous sens. C’est malgré tout beau à voir, même si Billy Gibbons et sa bande auraient certainement préféré une telle ferveur pendant l’ensemble du spectacle. Pour ma part, ce fut l’occasion de manquer ma meilleure photo du concert. Dans les temps, bien cadrée, bonne mise au point, belles expressions mais aussi un énorme bras, resté calme jusqu’à lors et venant s’inviter juste au moment du déclenchement (vous la retrouvez à côté de la setlist et en fin de sélection en format carré). Pour le coup, ZZ Top a joué une version plutôt écourtée de “La Grange”, la mêlant à “Sloppy Drunk Jam”. Après seulement 1h10 de concert et 10 minutes de rappel, le groupe salue et quitte la scène. Sous l’insistance du public, il reviendra une dernière fois avec la célèbre reprise d’Elvis Presley, “Jailhouse Rock”.

Bref, tout juste 1h25 de concert, ça reste un peu court mais il est vrai que c’est le standard américain. Le plus dur reste sans doute le tarif un peu élevé à 51 € mais, aux vues des sourires, le public a passé une excellente soirée, tout comme moi. Cela dit, je pense que pas grand monde viendra me contredire sur un point: le véritable évènement de cette nuit de Fourvière, c’était bel et bien Ben Miller Band! Bravo, quelle claque!
Je vous laisse les découvrir en vidéo à la fin de cet article et surveiller leurs prochaines dates de concerts.

En attendant de toutes prochaines aventures aux Nuits de Fourvière, je vous laisse partager et apprécier cet article et mes quelques clichés.

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SETLIST ZZ TOP:

  1. Got Me Under Pressure
  2. Waitin’ for the Bus
  3. Jesus Just Left Chicago
  4. Gimme All Your Lovin’
  5. I’m Bad, I’m Nationwide
  6. Pincushion
  7. I Gotsta Get Paid
  8. Flyin’ High
  9. Foxy Lady (The Jimi Hendrix Experience)
  10. Catfish Blues (Muddy Waters)
  11. Cheap Sunglasses
  12. My Head’s in Mississippi
  13. Chartreuse
  14. Sharp Dressed Man
  15. Legs
    [RAPPEL]
  16. Tube Snake Boogie
  17. La Grange / Sloppy Drunk Jam
  18. Tush
    [RAPPEL 2]
  19. Jailhouse Rock (Elvis Presley)

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Un nouvel article, reportage et photos, à suivre sur mon site! Commentez et partagez sans modération! Ce dimanche 29 juin, tout proche de la Basilique dédiée à Sainte Marie, les légendaires rockers texans sont venus défier les dieux romains dans la grande arène des théâtres antiques de Fourvière.

Un an et demi jour pour jour après la clôture de leur précédente tournée à Bercy, nombreux étaient ceux qui attendaient impatiemment de retrouver les célèbres monkeys à Paris. Le 5 juin 2014, je comptais parmi eux.

Tant d’aventures depuis cette date triomphale au palais omnisports (quelques photos ici), le point d’orgue d’une incroyable ascension, la fin d’une longue tournée qui aura mené à la consécration un groupe auquel bien des médias et des productions semblaient ne pas vouloir croire auparavant. Shaka Ponk a toujours été porté par son public, ces fans de plus en plus nombreux adhérant à cette nouvelle vision du rock qu’apporte le groupe. Le rock 2.0 comme l’avait surnommé un journaliste, un clone entre métal, électronique et pop-rock, le tout servi avec une bonne dose de vidéo, un show graphique orchestré par Frah, chanteur et geek insatiable, Goz, le singe mascotte virtuel mais surtout une énergie incroyable, énormément de travail et pas moins d’humour. Ces singes là sont attachants. Que nous aimions ou pas leur musique, point de désaccord possible sur le nouveau souffle qu’ils donnent au rock français et ceux qui boudaient Shaka Ponk hier, trouvant leur singe ridicule, pensant que le projet ne décollerait jamais, ne rechignent pas aujourd’hui à profiter et encenser le phénomène. Des Victoires de la Musique à la médaille de Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres, Shaka Ponk est désormais reconnu, incontournable, dix longues années après des débuts difficiles. Le rêve devient enfin réalité, même si tout cela paraît encore si incroyable pour les musiciens. Ils sont en tous cas un exemple pour nombre de jeunes artistes et prouvent qu’à force de labeur, de motivation et de foi, tout est possible, même en indépendant.

Après la consécration, 2014 se doit d’être l’année de la confirmation. Évidemment, lorsque votre carrière explose d’un coup, il y a du monde pour vous attendre au tournant. Le nouvel album, “The white pixel ape” était redouté par certains fans de la première heure, sans doute la peur d’un virage commercial. Il était surtout des plus attendus par tous et a réussi à créer une excellente surprise dès sa sortie en mars dernier. Énergique, créatif et toujours aussi Shaka, l’opus a reçu un très bel accueil et l’annonce d’un black album pour fin 2014 a sans aucun doute ravi et rassuré les plus grincheux. Pour ma part, l’écoute de ce singe blanc a attisé encore plus mon impatience. Si je n’ai pas tout suite été emballé par le premier single, “Wanna get free”, l’écoute de “Black listed” m’a fait sauter dans tous les sens, imaginant déjà les futurs pogos dans les fosses enflammées des concerts. Côté ça remue du popotin, “Lucky G1rl” et “An eloquent” m’apportent leur dose de groove mais mon gros coup de coeur va indéniablement à “Story O’ my life”, du pur bonheur, du grand circus, du fun à l’état brut.

Bon, après tout ça, je vous sens trépigner, enfin… Si vous êtes encore en train de lire cet article auquel vous préférez certainement les images. Je vous entends, oui très bien même: “Alors, il va nous le raconter ce concert?!”
Haha, depuis quand un concert de Shaka Ponk se conte? Certes, je pourrais vous en parler pendant des heures mais mes mots ne suffiront jamais à décrire l’incroyable show et ces plus de deux heures vécues intensément. Et puis, si vous étiez parmi les près de 20 000 personnes qui se sont empressées de remplir les trois dates successives au Zénith parisien, je ne vois pas ce que je peux apporter de plus et préfère laisser parler mes émotions à travers mes clichés. Shaka Ponk, ça se vit en live, nul besoin d’autre littérature qu’une simple phrase, deux mots résumant sans doute à la perfection ce que nous avons tous ressenti: “Quelle gifle!”
Un point quand même me tient particulièrement à coeur. Je souhaite remercier encore tout le Shaka crew pour son travail, son énergie, la personnalité de chacun. Ce fut un véritable bonheur de vous retrouver ainsi sur scène puis, en after show. Ces moments sont au final bien trop rares mais ils me sont d’autant plus chers. La nuit fut longue après votre concert, jusqu’à se terminer à plus de 8h du matin le long des quais de la Bastille avec ma douce Océanne, mon ami Max, la belle Auxane rencontrée peu après le concert mais aussi Pierre et Simon, deux membres du précieux staff technique du groupe. Des souvenirs, il en restera à la pelle et c’est aussi pour toute cette magie que nous vous aimons.

Cependant, pour ceux qui n’étaient pas présents, il me paraît important de parler un peu de la première partie avant de vous laisser avec mes photos. Triggerfinger a assuré l’ouverture de ce jeudi soir au Zénith et là aussi, nous pourrions nous contenter de quelques mots, ces gars là, c’est LA grande classe! Un power trio tout droit venu d’Anvers, cette Belgique dont nombre de groupes paraissent venir d’une autre galaxie. La scène belge est sans doute la plus créative d’Europe, une des meilleures artistiquement, c’est certain. Bloqué entre trois gros blocs culturels que sont la France, l’Angleterre et l’Allemagne, le plat pays n’a d’autre choix que l’originalité, l’imagination. De leur côté, Triggerfinger ne déroge pas à la règle. Leur musique oscille entre Stoner et Blues, elle est terriblement efficace. 35 minutes pour convaincre, c’est parfois trop court mais pour un groupe comme celui-ci, je peux vous garantir que le premier morceau a largement suffit pour séduire les plus de 6 000 spectateurs du Zénith. J’ai rarement vu une première partie assurer ainsi et le public n’a pas manqué d’ovation pour le trio. Il faut dire que ces gars ont déjà un peu de bouteille et un joli curriculum vitae aussi: Music Industry Awards (l’équivalent des Victoires de la musique en Belgique et en mieux!) où ils ont été élus meilleur groupe de l’année en 2011, Mario Goossens (le batteur, ex-Hooverphonic), a été quant à lui récompensé dans la catégorie meilleur musicien où il concourait avec Ruben Block (le chanteur, ex-Sin Alley). En 2012, ils remettaient ça, toujours aux MIA mais avec 4 récompenses cette fois: meilleur concert, meilleur groupe alternatif, meilleur groupe et single de l’année… Rien que ça! (Ça nous change de Stromae…)
Bref, si Triggerfinger n’est pas encore connu du “grand public” français, vous comprenez aisément que le temps de la consécration est venu pour lui aussi. Shaka Ponk a permis au trio belge de toucher un plus large public l’espace d’un soir et nous leur en sommes tous reconnaissants!

Allez, je m’arrête là, d’autres ont déjà amplement parlé de cette soirée, certainement mieux que moi. Je vous laisse donc avec ce que je fais de mon mieux, une sélection de 40 clichés, en espérant qu’il vous fassent (re)vivre cette formidable soirée. Après les photos et pour les plus curieux, je vous conseille vivement de découvrir Triggerfinger, vous trouverez un clip un peu plus bas.

Enfin, n’oubliez pas que c’est essentiellement vous qui faites vivre la musique et les artistes, n’hésitez pas à partager cet article, soyez curieux, découvrez de nouveaux talents, allez aux concerts, nous aurons sans doute plaisir à nous y retrouver un jour!
N’hésitez pas à suivre mon actualité, ici ou sur Facebook, vous êtes les bienvenus.

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Écrite et mise en scène par Johanna Besnard, “Lacrimosa” est une première création théâtrale touchante et émouvante; un projet dont je suis l’évolution et pour lequel l’auteure peut être fière.

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J’ai connu Johanna lors du Tremplin de la création à la MJC de Novel (Annecy), en mai 2011, où elle a remporté avec brio le grand prix avec un spectacle de danse dont elle était la créatrice et la chorégraphe. Une première oeuvre sensible signée par une jeune artiste de 22 ans alors mais au talent indéniable et des plus prometteurs. Je lui apporte mon soutien depuis.

Deux ans plus tard, Johanna se présentait à nouveau devant le jury du Tremplin mais avec la première mouture de Lacrimosa. Cette petite pièce ne durait qu’une vingtaine de minutes mais suffisamment pour toucher les jurés et obtenir à nouveau un prix, celui de l’accompagnement. Elle a donc pu bénéficier d’une année de conseils, d’aides diverses et de résidences pour permettre à son projet de grandir au mieux. Vous pouvez retrouver mon article et mes photos de cette représentation au Tremplin sur ce lien.

Les 22 et 23 avril 2014, Johanna Besnard, avec la “Compagnie des Identifiés” dont elle est à l’origine, a présenté en avant première l’évolution de Lacrimosa dans le cadre du festival Coups de Théâtre de l’Université Lumière Lyon 2. Le projet a véritablement gagné en maturité et en esthétisme, l’oeuvre est plus profonde encore et dure désormais plus de 40 minutes. Impossible de rester insensible tant le texte est émouvant. Il y a une certaine poésie qui se dégage, Johanna y refoule ses souffrances pour mieux en sublimer son bonheur; une véritable ode à la vie. Une pièce magnifique qu’elle dédie à sa mère, disparue trop tôt, mais le plus simple reste encore de citer sa présentation:

“Dans un no man’s land, un pays de larmes du nom de Lacrimosa, une femme, une mère, la joie ne règne plus. Emportée par la mort elle abandonne ses deux filles. Après cet abandon, l’aînée, Nina, se transforme en une jeune femme dure, rebelle et sombre. Bien décidée à franchir le mur des larmes, elle transporte dans une valise les mots oubliés des enfants de l’ombre qui, comme elle, ont été bousculés par la vie. La plus jeune est devenue somnambule. Tout semble perdu et pourtant, un soir, la joie qui avait disparu depuis tant d’années revient à Lacrimosa retrouver ses filles pour les sortir de la nuit…”

“Cette création parle avant tout du deuil, de personnes qui se heurtent à la vie ne pensant pas avoir accès à la lumière, celle qui scintille mais qui est parfois si dure à voir. Elle parle aussi du rapport mère-fille, de l’absence et du pardon.”

Enfin, il faut aussi saluer la très belle prestation de ses comédiennes qui ont su servir à merveille le texte de Johanna dont voici les rôles:
- La narratrice (Nina) Heidi Johansson
- La somnambule : Chloé Gjurekovic
- La joie (la mère) : Genevieve Gros

Je ne m’étends pas plus, vous laisse découvrir et partager ces quelques clichés de Lacrimosa en vous invitant à surveiller de près le talent de Johanna.

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Se lancer dans l’organisation d’un nouveau festival demande beaucoup de courage et de motivation aujourd’hui, sans doute un peu de folie aussi. C’est pourtant le défi que s’est lancé Tommy Minervi avec son association. Quelle aventure!

Une belle initiative autour de la scène rock et blues indépendante qui était au départ envisagée à Oullins, à l’entrée de Lyon mais, faute d’avoir convaincu les élus locaux un peu frileux en période électorale, s’est déroulée à Chaponost. Pendant trois jours, du 1er au 3 ami 2014, le Gones’n’live festival a proposé une programmation de qualité, principalement des artistes émergents, 9 groupes pour un pari des plus osés. Le premier soir, nous avons ainsi découvert et apprécié le vainqueur du tremplin “Musikenscène”, Monsieur Timide avec ses très belles compositions, pris une grande baffe avec les lyonnais de Cause, bien marrés avec Bagdad Rodéo. Le vendredi soir, Jezabellia ouvrait le bal avant l’excellent duo trash-blues, Crashbirds et la diva blues Nina Van Horn dont la prestation laissera sous le charme tout l’auditoire. Enfin, le samedi soir accueillait les jeunes pousses de Trigones Plus, 4 petits lyonnais pas encore majeurs mais des plus prometteurs et prouvant définitivement que la qualité n’attend pas l’âge. Il y avait aussi de plus vieux routards comme Freevolt et Café Bertrand dont le chanteur, Walther Gallay, était le parrain du festival.

Tout le monde retiendra de cet évènement la grande aventure humaine qu’il a été, de bien belles rencontres, des amitiés et d’excellents artistes. Cependant, il restera aussi une expérience difficile pour ses créateurs. La première édition d’un festival n’est jamais un grand succès et il faut toujours se préparer à essuyer les plâtres, s’attendre à un déficit budgétaire. Ainsi, le Gones’n’live n’aura pas échappé à la règle et va devoir se battre maintenant pour que la dynamique générée par le projet ne se perde pas, redoubler d’efforts et de créativité pour continuer une aventure qui mérite de perdurer. L’association Music Strip Production a donc lancé un appel aux dons (ici) et projette déjà l’organisation de concerts de soutien. Une chose est certaine, la volonté d’une seconde édition du festival en 2015 est bien présente et l’association peu d’ores et déjà compter sur mon soutien.

Nul besoin d’en dire plus aujourd’hui, j’aurai l’occasion de vous informer de l’évolution de ce beau et courageux projet, n’hésitez pas à suivre ma page Facebook pour cela. Pour le moment, je vous laisse avec une sélection de 36 clichés de ces 9 groupes programmés lors du premier Gones’n’live festival.

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Le plus grand festival étudiant d’Europe se déroule depuis plus de 30 ans à Lausanne, il est devenu un évènement incontournable. Cette année, Sidilarsen et Parabellum étaient au Balélec.

Organisé chaque année sur le campus de l’EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) par une équipe de bénévoles, en grande majorité des étudiants, le Balélec festival accueille, le temps d’une soirée, plus de 30 concerts et 15 000 spectateurs. Créé en 1981, c’est à l’origine le bal de la section électricité de l’école, sur une initiative professorale. Il accueille alors 500 personnes. Rapidement, Balélec est organisé majoritairement par les étudiants et s’ouvre à tout le campus, il devient alors un festival. À partir de 1995, le festival attirant de plus en plus de monde, sa superficie va progressivement atteindre 20 000 m2 et l’affluence, passe de 10 000 à 15 000 spectateurs en 3 ans. La programmation s’étoffe et de grands noms acceptent, chaque année, l’invitation du festival: No One is Innocent, K’s Choice, Nada Surf, Radiohead, Urban Species, Dolly, New Model Army, Archive, Sinsemilia, Mass Hysteria, Starsailor, Eskobar, Silmarils, Bauchklang, Pleymo, Enhancer, Hooverphonic, Burning Heads, Asian Dub Foundation, Gojira, Anti-Flag, La Phaze, Punish Yourself, Max Roméo, Lofofora, Assassin, Alpha Blody, The Herbalizer, Les Wampas, EZ3kiel,… Ça laisse rêveur!

Le Balélec festival est une association à but non lucratif, reconnue d’utilité publique et gérée par un comité d’une cinquantaine de bénévoles, pour la plupart étudiants. Par ailleurs, le comité fait appel chaque année à des professionnels du spectacle ainsi qu’à près de 300 bénévoles pendant la dizaine de jours encadrant l’évènement. Le budget du festival s’élève à plus de 500 000 francs suisses.

En cette 34ème édition et pour la quatrième année consécutive, le Balélec a affiché complet, 15 000 personnes se sont empressées de venir faire la fête et applaudir les nombreux artistes composant cette belle affiche dont: The Bloody Beetroots, Puppetmastaz, Kadebostany, Black Uhuru, Goayandi, Sidilarsen et Parabellum. C’est ces deux derniers que j’ai décidé de suivre plus particulièrement, amitié oblige mais aussi car il était difficile de tout voir et, pour certains concerts, de prendre des photos dans de bonnes conditions. En effet, si les prestations de The Bloody Beetroots et Puppetmastaz ont été très bien accueillies et grandement appréciées par le public, l’ambiance en était des plus électriques. J’avoue même que, pour la première fois depuis que je photographie des concerts depuis le public, je me suis retrouvé les fesses au sol pendant le superbe show de Puppetmastaz, lors de danses pouvant s’assimiler à du pogo. Sachant que le groupe allemand distille une sorte d’électro hip-hop mis en scène dans un spectacle de marionnettes, vous comprenez aisément ma surprise alors. J’ai donc profité des concerts et de cette grande fête estudiantine, ainsi que du plaisir d’avoir retrouvé mes amis de Parabellum et Sidilarsen.

Parlons un peu d’eux maintenant. Les toulousains de Sidilarsen avaient la lourde tâche d’ouvrir la soirée. Jouer à 20h30 alors qu’il fait encore jour, ce n’est pas forcément la meilleure place et le groupe aurait mérité d’être programmé plus tardivement. Ne serait-ce qu’une heure plus tard, le nouveau set plus visuel qu’auparavant avec deux écrans vidéos mais aussi, la musique “dancefloor metal” de Sidilarsen auraient pris tout leur sens. Autre difficulté, la diffusion sonore était limitée à 100 décibels. Aux vues de la taille de la scène et de sa capacité, c’est un peu faible et plutôt contraignant pour la dynamique du son Sidi. C’est dommage, évidemment mais le festival a reçu de nombreuses plaintes de voisinage lors des éditions précédentes. Il lui faut alors composer de façon à contenter tout le monde au mieux, sans déranger de trop et ne pas prendre le risque de voir l’évènement disparaître. Cependant, Sidilarsen donnera le meilleur, comme à son habitude. Le public rapplique alors rapidement, séduit par l’originalité et l’énergie des compositions du groupe ainsi que sa présence scénique. Sidilarsen est là aussi pour défendre son dernier opus, “Chatterbox”, un superbe album dont le premier single “Comme on vibre” annonce directement la couleur dès le début du concert. Pour le reste, le sourire et l’entrain de la foule ont parlé d’eux même, les toulousains se sont fait plaisir et nous en ont donné tout autant.

Et puis, pas le temps de respirer car à une centaine de mètres de là, une quinzaine de minutes avant la fin du concert de Sidilarsen, c’est les mythiques Parabellum qui démarrent et déversent leur punk à un public venu en nombre pour chanter les classiques du groupe. J’ai envie de dire que tout se passe de commentaire! Schultz toujours aussi heureux d’être là pour son public, un large sourire au lèvre, les yeux qui brillent et un bonheur partagé. Sven et sa classe aussi naturelle que légendaire, Xa dans le rôle du batteur fou et Stef toujours aussi dynamique avec sa basse. Les quatre compères s’amusent, le public se régale! Même si j’ai vu trois semaines auparavant Parabellum au D-Viation festival en Albertville (article ici), il est impossible de se lasser de la bonne humeur du groupe et c’est toujours un vrai plaisir de voir les chansons du groupes reprises comme des hymnes par la foule. Ne changez rien les gars et à très vite sur la route!

Voilà, ça suffit comme ça pour aujourd’hui, il est temps de vous laisser avec mes quelques photos de ces concerts ainsi que le dernier clip de Sidilarsen, réalisé par Akira, un ami de longue date du groupe qui produit aussi les lumières et les vidéos sur scène.

Partagez l’article, soyez curieux, découvrez et soutenez les artistes en live!

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Albertville n’est pas qu’une ancienne cité olympique, c’est aussi un rendez-vous au sommet du punk-rock qui nous était donné par le D-Viation festival, le 19 avril 2014.

Le festival se déroulait sur deux jours mais, hélas, je n’ai pu répondre à l’appel du premier soir dont l’affiche sonnait plus métal et rassemblait Incry, Gravity, Charlie’s Frontier Fun Town et From Asylum. Cependant, il était impensable pour moi de rater une si belle occasion de retrouver les amis de Parabellum et des Ramoneurs de Menhirs. Un son punk-rock allait envahir la vallée et résonner dans toutes les montagne alentours!

D-viation, organisé par l’association albertvilloise “ADN”, sait faire la part belle au groupes régionaux et devient alors un véritable tremplin pour les jeunes artistes du cru. Ainsi, en ce samedi soir savoyard, Trafic Jam et Fastened Furious ont eu l’honneur d’ouvrir le plateau et d’officier avant les légendaires punks. Deux groupes aux univers différents mais une belle mise en bouche.

Alors, l’impatience du public devient palpable et il est temps que Parabellum entre en scène. 30 ans de carrière, ça force le respect et les gars assurent toujours autant. Tant qu’il y aura des watts, les compères seront là et, même si Schultz (guitare/chant) se remet sereinement de quelques récent ennuis de santé, il reste bien présent, emblématique à souhait, tel un bluesman sur son tabouret. En tous cas, les pogos fusent dans le public, l’ambiance est électrique et les tubes punks s’enchaînent. Évidemment, la foule n’a de cesse d’attendre “Amsterdam” ou “Cayenne” qu’elle chante à tue-tête mais des “J’en ai rien à foutre” sont tout aussi efficace et tellement plus frais. En tous cas, Parabellum défend à merveille son dernier album, paru lors des dernières élection présidentielle, “À voté” et après cette belle prestation d’1h30, un seul cri de ralliement: Schultz président!

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Enfin, le temps de la fest-noz est venu. Les bretons prennent d’assaut la Savoie et ne lâcheront pas prise pendant plus de trois heures! Incroyable concert marathon mené par Loran, ancien guitariste des mythiques “Bérurier Noir” et ses trois complices. Entre guitare électrique et biniou, punk et musique traditionnelle, il est difficile de ne pas se laisser embarquer par l’esprit festif et rebelle du groupe. Le public se déchaîne alors, pogos et slams à volonté, on monte sur scène avec le groupe et le tout, avec le sourire. Je ne vais pas tenter de résumer trois heures de concert en quelques lignes, traduire maintes émotions en si peu de mots, Les Ramoneurs de Menhirs, c’est avant tout à vivre sur scène. Et puis, comme Loran est insatiable, lorsque la son doit se couper, c’est alors sur le parking, avec les fans et dans un camion que la nuit continue. Ah, ces bretons, ils sont le sens de la fête!

Allez, j’en ai assez dit. Je vous laisse avec mes quelques clichés de cette soirée et deux clips, n’hésitez pas à commenter et partager cet article mais, surtout, bougez vos fesses en concerts!

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Un nouvel article, reportage et photos, à suivre sur mon site! Soutenez les artistes, commentez, partagez, soyez curieux! Albertville n’est pas qu’une ancienne cité olympique, c’est aussi un rendez-vous au sommet du punk-rock qui nous était donné par le D-Viation festival, le 19 avril 2014.
La plus grande aventure…

L’amour est une telle aventure qu’il nous est possible de braver tous les dangers pour en partager son incroyable beauté. Il est sans doute le plus beau cadeau de la vie et le bonheur qui en découle, une juste récompense pour ceux dont le coeur et l’âme sont pures.

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Aimez, commentez et partagez au gré de vos envies!

Biohazard au Clacson

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Biohazard, groupe culte de la scène métal hardcore américaine des années 90, est passé du côté de Lyon pour retourner le Clacson, la salle de concerts de la MJC d’Oullins. Le 9 avril 2014 restera dans les mémoires des amateurs du genre.

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Une semaine de solidarité, de couleurs, de musique, d’arts de la rue mais aussi d’information et de conférences, c’est à cela que nous conviait le Karnaval Humanitaire à Villeurbanne, du 28 mars au 5 avril 2014, pour sa 22 ème édition, déjà!